Le fabuleux quotidien d'une rêveuse

Entre l'Egypte et le journalisme mon coeur balance, et mes pensées également...

14 février 2008

Cupidon fait des siennes...

Pendentifs sous forme de coeur par-ci, boites de chocolats aromatisées au parfum de Cupidon par-là, en passant par les rituels textos d'amour. Il s'agit de la fête la plus attendue par tous les tourtereaux du globe dite Saint-Valentin.

Salma, jeune banquière, est amoureuse de son patron. Cela fait des semaines qu'elle tremblotte à son passage et fond d'admiration devant son inimitable sourire. Après plusieurs tentatives d'aveu ayant tous connu la même sensation de déboire, elle décide de prendre son courage à deux mains sans y aller par quatre chemins et compte même lui déclarer sa douce flamme ce 14 février!

J-1 Salma jubile et brûle d'envie d'acheter un cadeau à l'élu de son coeur, elle pénètre dans un célèbre magasin vestimentaire pour hommes nommé le mini-crocodile et déballe fièrement 10 billets bleus pour un pullover aussi blanc que la pureté de ses sentiments.

J-0 Il est pile 8 heures, mademoiselle l'amoureuse est devant la porte de la banque du cheval (Banque marocaine ayant comme logo un cheval!! Allez leur demander pourquoi ils se sont inspiré de cet animal!) L'homme de la sécurité était là lui aussi pour souhaiter une joyeuse fête de Saint-Valentin et lui annoncer la nouvelle du jour: La banque du cheval est désormais entre les mains d'un nouveau cavalier!

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08 janvier 2008

Sarkozy cherche femme désespérément

Ah ces appels téléphoniques qui arrivent après une longue attente! Hier soir je discutais par téléphone avec Nico, mon cher ami président français! Il m'a appelé juste pour me demander de lui réserver une petite place sur mon blog afin d'y passer une annonce qu'il m'a envoyé par mail, et puisque je ne sais pas dire non j'ai accepté sur le champ! Voici son annonce:

Petit par la taille, grand par le charisme. Je suis un jeune célibataire légèrement endurci.
On dit de moi que je suis un éternel enquiquineur, mais croyez-moi si je vous le dis: C'est une rumeur sans fondement, certainement relayée par les médias éthiopiens, chinois ou cap-verdiens, bref...sûrement pas par les médias locaux qui me chérissent tant.
Etant un amateur assidu des week-ends marrakchis, new-yorkais ou dijonais, je suis à la recherche d'une belle femme qui saurait me tenir compagnie tout au long de mes innombrables voyages, une femme qui serait capable, mieux que personne, de m'aider à chasser l'ennui le plus loin possible de mon petit nuage présidentiel. Qu'elle soit fausse brune, fausse blonde (non-écervelée de préférence) ou fausse rousse, je m'intéresserai plus à sa personnalité qu'à son apparence. Il serait juste préférable qu'elle soit bien présentable, m'as-tu-vu-avec-elle médiatique oblige!
Il faut également qu'elle me fasse rêvasser et me fasse revivre mes 25 ans. En échange, je suis à cent pour cent prêt à passer ma lune de miel avec elle sur la lune!
Ses goûts musicaux sont, toutefois, très importants pour moi: Il faut impérativement qu'elle soit une méga-fan de Carla Bruni!! Parce que j'adore ces chansons...
Et puis, je n'oublierai pas de vous dire, de vous jurer, s'il le faut, que contrairement aux idées (mal)reçues, j'ai un petit faible pour les beurettes...
Donc, qu'est ce que vous attendez, que Cécilia aient des cuisses?
Réponse assurée si photo (sans photoshop please, hé oui je parle anglais hihihi)
Alles les loulous, faites craquer ma boite aux lettres!! Bisous tout doux...Nicolas Sarkozy

Quant à moi, j'attends avec impatience que mon Nico adoré me fasse signe de satisfaction dans les quelques jours qui viennent...

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04 janvier 2008

Elle...

Elle a élu Nicolas Sarkozy comme président de la république française et a vu les rêves de Ségolène Royal partir en fumée.
Elle a assisté à l'assassinat de Benazir, l'espoir de tout un pays, et refuse d'en témoigner.
Elle a tué Luciano Pavarotti, Guy Chauvet et  Werner Hollweg et tant d'autres virtuoses, et a daigné et osé assister à leur funérailles.
Elle a choisit Matt Damon en tant que l’homme le plus sexy de l’année et en a fait plus de malheureux que d'heureux.
Elle reniait l'européannité de la Hongrie jusqu'à ce qu'elle change d'avis tout à coup. Mais maintenant elle est partie.
Elle nous a quitté et nous a majestueusement tourné le dos. Nous l'avions,pourtant, aimé avec ses hauts et ses bas. Et surtout grâce à ses hauts. Nous n'attendions d'elle que le fait qu'elle se démarque des années précédentes, par quelconque événement bienveillant. Mais, admettons-le, elle est passée presqu'inaperçue. Elle c'est, c'était la fatidique année 2007. Espérons uniquement que le nouvel an prendra sa relève le plus positivement du monde. Bref, nous souhaitons tous jouir d'un an pour le moins paisible!

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31 décembre 2007

Le rêve reporté

Lorsque je cède à l'envie de donner des ailes à mes rêves, ne serait-ce que pour esquisser les piliers de ma cité idéale, j'essaie d'imaginer à quoi ressemblerait mon pays si la liberté d'expression -sous toutes des formes- y élisait domicile, si transparence et crédibilité devenaient les Credo de sa presse nationale, s'il mettait femmes et hommes sur un pied d'égalité… bref, que serait le Maroc si la société civile cessait de bafouer les droits civiques les plus inaliénables.

Je descends sur terre et je me retrouve face à une réalité tout autre: Je suis issue d'un village phallocratique où la peur de ne pas plaire à tout le monde fait loi. Etre une femme et vouloir réussir y relève de l'incongru. Je ne crois pas demander la lune en voulant devenir journaliste dans un pays tiers-mondiste, moi qui ai toujours voulu exprimer tout haut ce dont je rêve tout bas, pourtant dans mon entourage je suis taxée d'anti-conformisme.  Le terme est fort me diriez-vous! Oui. Fort comme tous ces termes et principes qui se voient entremêlés et confondus chez tous ces sexistes qui m'entourent: Mes voisins, mes proches, ma société… "Tu n'es qu'une jeune fille, tu ne réussiras pas en tant que journaliste car personne ne voudra te croire" m'a-t-on déjà dit. Je me souviens aussi de cette bonne vieille dame qui assimile les journalistes marocains à de futurs prisonniers en qualifiant d'anarchistes tous ceux qui défendent les droits civiques à travers leurs plûmes. Cela prouve qu'il existe malheureusement des personnes qui iraient jusqu'à minimiser cette éminente vocation en se cantonnant à pareils dires.

Quoi qu'il en soit, je ne cesserai jamais de songer à investir dans une presse marocaine, forte, militante et libre. Une presse qui parlerait à mes compatriotes d'eux-mêmes, sans jamais parler à leur place! Elle les aiderait à défendre leurs droits civiques, à les protéger inlassablement et surtout à en jouir. Cela fait maintenant quatre ans que j'en rêve avec ferveur, et ce depuis que j'ai quitté mon fief pour étudier à l'institut supérieur de journalisme à Rabat. Ici, mon enthousiasme à l'idée de voir changer les mentalités ne fait que grandir. Car je voudrais toucher, du bout des doigts, les prémices d'un avenir sans répressions, sans stéréotypes et sans sexisme. Je voudrais fouler un sol plus sûr, où je poserais mes pas sans craindre les qu'en dira-t-on. Je rêve alors d'une main puissante qui saurait rendre mes compatriotes moins sceptiques quant à l'avenir de leurs droits. Une main qui leur garantirait la liberté de clamer leurs opinions sur tous les toits. Que le mot tabou disparaisse comme par enchantement, qu'il se dissipe pour laisser naître d'autres mots dignes d'un avenir prometteur!

Néanmoins, dans mon pays, nombreuses sont ces ONG qui veulent se donner corps et âmes pour réclamer l'égalité en faveur des femmes et des minorités. Elles sont prêtes à donner le meilleur d'elles mêmes quoique les fruits de leur lutte ne soient pas toujours satisfaisants, faute de crédibilité et de transparence. Par-dessus le marché, ces mêmes ONG tombent souvent dans le piège des GONGOS… Comme quoi la meilleure manière de pallier les atteintes aux droits civiques serait de faire appel à des ONG internationales afin d'instaurer une justice équitable et impartiale. Une justice compatible avec les normes et exigences de la vie moderne. Il faudrait aussi rappeler que la responsabilité de faire avancer toute une société n'incombe pas uniquement aux organisations militantes. Mais à toute la communauté nationale. Celle-ci se doit de respecter et d'adhérer à toutes les voix qui la représentent et qui prennent sa défense.

Cessons donc de reporter nos rêves et enhardissons-nous à songer à haute voix car l'histoire de l'humanité nous a prouvé, plus qu'une fois, que le monde appartient à ceux qui déplorent leur réalité en rêvant. Quelqu'un avait dit: "Il n'y a qu'une seule chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer" Rappelons-nous en pour ne plus jamais lâcher prise.

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06 décembre 2007

M.B

Comme quelques uns le savent déjà, j'étudie à l'Institut Supérieur d'Information et de Communication de Rabat. Parler de mes journées à l'ISIC sans parler de Monsieur M.B, c'est comme ne rien dire du tout. Je ne peux vraiment pas m'empêcher de parler de lui!

Bon, je dirai que c'est un prof merveilleux chez qui j'ai eu l'occasion d'étudier en deuxième année, avec lui j'ai pu apprendre tellement de choses aussi plausibles qu'imprévisibles, car pendant sa séance nous parlions de tout (Sauf de la télévision qui était notre cours!!)

Grâce à lui on a appris par exemple qu'autrefois les hommes se maquillaient ordinairement, s'habillaient en caftans et que les femmes ont toujours eu la sale habitude de tout copier sur le sexe fort. Il nous a également juré que le chanteur marocain Abdelhadi Belkhiyat faisait partie d'Al Qaida en Afghanistan mais qu'il s'était vite repenti grâce au roi défunt Hassan II, juste avant le décès de ce dernier. De plus, il ne manquait pas de nous convier sans cesse à faire partie de son jardin secret. Ainsi, il nous racontait sans réserve aucune, ses rêves les plus fous. Il nous tenait aussi au courant des péripéties de la petite des voisins, kidnappée à Nador et retrouvée à Rabat après avoir passée de longs et désastreux jours à Témara.

Autrement dit, ses histoires étaient dignes de contes de fées.

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03 décembre 2007

Rions, mais avec modération!

"On peut rire de tous les sujets, mais pas avec n'importe qui" Les moyens de rire et de faire rire sont nombreux, ils se multiplient mais ne se ressemblent pas, on rit pour extérioriser sa joie, sa surprise comme on peut rire de soi ou de ses problèmes entre autres. Chez nous au Maroc on associe souvent le rire aux blagues, aux sitcoms, et aux parodies . La carirature quant à elle peine ncore à se faire une place dans un pays où la peur de ne pas plaire à tout le monde est loi. On pourrait cependant s'interroger sur la nécessité, pour les caricaturistes, de cibler leur public.

Au delà de ses aspects humoristiques et artistiques, la caricature ( qui signifie "chargement" en italien, ou "exagération" au sens figuré) pourrait revêtir une teneur politique, la polémique soulevée par les caricatures du prophète Mahomet (surmédiatisées il n'y a pas très longtemps) en est le parfait exemple. Le quotidien "Jyllands posten" a incarné l'exagération par excellence. Comment pourrait-on se permettre d'injurier une religion et choquer bien des personnes au nom de la liberté d'expression? Néanmoins on peut rire librement mais dans le respect des autres d'ailleurs Georg Christoph Lichtenberg l'a si bien dit : "Faire rire autrui n'est pas un art difficile tant qu'il est indifférent de faire rire pour son esprit, ou bien faire rire de soi."

Posté par memohouda à 19:52 - Capturée par la plume - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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