Le fabuleux quotidien d'une rêveuse

Entre l'Egypte et le journalisme mon coeur balance, et mes pensées également...

31 décembre 2007

Le rêve reporté

Lorsque je cède à l'envie de donner des ailes à mes rêves, ne serait-ce que pour esquisser les piliers de ma cité idéale, j'essaie d'imaginer à quoi ressemblerait mon pays si la liberté d'expression -sous toutes des formes- y élisait domicile, si transparence et crédibilité devenaient les Credo de sa presse nationale, s'il mettait femmes et hommes sur un pied d'égalité… bref, que serait le Maroc si la société civile cessait de bafouer les droits civiques les plus inaliénables.

Je descends sur terre et je me retrouve face à une réalité tout autre: Je suis issue d'un village phallocratique où la peur de ne pas plaire à tout le monde fait loi. Etre une femme et vouloir réussir y relève de l'incongru. Je ne crois pas demander la lune en voulant devenir journaliste dans un pays tiers-mondiste, moi qui ai toujours voulu exprimer tout haut ce dont je rêve tout bas, pourtant dans mon entourage je suis taxée d'anti-conformisme.  Le terme est fort me diriez-vous! Oui. Fort comme tous ces termes et principes qui se voient entremêlés et confondus chez tous ces sexistes qui m'entourent: Mes voisins, mes proches, ma société… "Tu n'es qu'une jeune fille, tu ne réussiras pas en tant que journaliste car personne ne voudra te croire" m'a-t-on déjà dit. Je me souviens aussi de cette bonne vieille dame qui assimile les journalistes marocains à de futurs prisonniers en qualifiant d'anarchistes tous ceux qui défendent les droits civiques à travers leurs plûmes. Cela prouve qu'il existe malheureusement des personnes qui iraient jusqu'à minimiser cette éminente vocation en se cantonnant à pareils dires.

Quoi qu'il en soit, je ne cesserai jamais de songer à investir dans une presse marocaine, forte, militante et libre. Une presse qui parlerait à mes compatriotes d'eux-mêmes, sans jamais parler à leur place! Elle les aiderait à défendre leurs droits civiques, à les protéger inlassablement et surtout à en jouir. Cela fait maintenant quatre ans que j'en rêve avec ferveur, et ce depuis que j'ai quitté mon fief pour étudier à l'institut supérieur de journalisme à Rabat. Ici, mon enthousiasme à l'idée de voir changer les mentalités ne fait que grandir. Car je voudrais toucher, du bout des doigts, les prémices d'un avenir sans répressions, sans stéréotypes et sans sexisme. Je voudrais fouler un sol plus sûr, où je poserais mes pas sans craindre les qu'en dira-t-on. Je rêve alors d'une main puissante qui saurait rendre mes compatriotes moins sceptiques quant à l'avenir de leurs droits. Une main qui leur garantirait la liberté de clamer leurs opinions sur tous les toits. Que le mot tabou disparaisse comme par enchantement, qu'il se dissipe pour laisser naître d'autres mots dignes d'un avenir prometteur!

Néanmoins, dans mon pays, nombreuses sont ces ONG qui veulent se donner corps et âmes pour réclamer l'égalité en faveur des femmes et des minorités. Elles sont prêtes à donner le meilleur d'elles mêmes quoique les fruits de leur lutte ne soient pas toujours satisfaisants, faute de crédibilité et de transparence. Par-dessus le marché, ces mêmes ONG tombent souvent dans le piège des GONGOS… Comme quoi la meilleure manière de pallier les atteintes aux droits civiques serait de faire appel à des ONG internationales afin d'instaurer une justice équitable et impartiale. Une justice compatible avec les normes et exigences de la vie moderne. Il faudrait aussi rappeler que la responsabilité de faire avancer toute une société n'incombe pas uniquement aux organisations militantes. Mais à toute la communauté nationale. Celle-ci se doit de respecter et d'adhérer à toutes les voix qui la représentent et qui prennent sa défense.

Cessons donc de reporter nos rêves et enhardissons-nous à songer à haute voix car l'histoire de l'humanité nous a prouvé, plus qu'une fois, que le monde appartient à ceux qui déplorent leur réalité en rêvant. Quelqu'un avait dit: "Il n'y a qu'une seule chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer" Rappelons-nous en pour ne plus jamais lâcher prise.

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27 décembre 2007

Conduire au niveau du Caire...

De la patience et des nerfs d'acier! Voilà ce qu'il vous faut pour conduire au niveau des grandes artères cairotes. Je ne vous apprendrai certainement rien en vous disant que la capitale égyptienne grouille de monde et ce 24 heures sur 24! Par conséquent, s'y promener serait l'un des exercices les plus ardues. Quant au quotidien de ses conducteurs, il relève du parcours du combattant.

Concernant le simple fait de vouloir traverser la route, c'est une autre histoire...Et miraculeusement lors de mon séjour en Egypte je n'ai assisté à aucun accident de la circulation! Les cairotes ont apparemment tendance à flirter avec la mort en la défiant, chose favorisée par l'habitude. Personnellement, je suis téméraire, donc cela ne me rebute aucunement d'errer au beau et périlleux centre ville, cela vaut la peine en tous cas! Et puis, quoiqu'il en soit, les égyptiens restent à mes yeux les personnes les plus faciles à vivre au monde et les plus chaleureux aussi!

Posté par memohouda à 15:55 - Scènes typiquement cairotes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2007

Tamer Hosny

Tamer Hosny est l'un de ces grands chanteurs égyptiens dont la voix résonne de très loin. De plus, il a su conquérir en très peu de temps, des millions de coeurs à travers le monde arabe. Autrement dit, il a majestueusement coupé l'herbe sous les pieds d'Amr Diab et de Mostafa Kamar en moins de cinq ans de présence sur la scène musicale orientale.

Quant à moi, lors de mon récent voyage en Egypte je fus complètement éblouie et déconecrtée de voir à quel point ses compatriotes l'idôlatrent! Hé oui, dire qu'ils le chouchoutent serait tellement loin de ce qu'ils ressentent vraiment pour lui. Bref, son image d'idole m'a énormément touché et transporté, et depuis je n'écoute pratiquement que ses chansons!

Et puis voici une vidéo pour ses admirateurs et surtout pour ses admiratrices. Fortes vibrations assurées! Donc âmes sensibles, personnes amoureuses et mesdemoiselles larmes faciles... En deux mots: s'abstenir!!


tamer hosny mayehremnish mennak

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10 décembre 2007

Zen, soyons zen!

Zen

Détrompez-vous. Il ne s'agit pas là du célèbre tube de la chanteuse française Zazie, mais d'un coin de rêve situé en plein Caire (Plus exactement à MAADI).

Zen est un café culturel créé par une jeune et talentueuse journaliste égyptienne. Noraldine Dardir pour la nommer a constaté que ses compatriotes (tout comme les nôtres) se passionnent rarement pour les livres de poche. Ainsi, l'idée d'établir un salon de lecture pour donner aux égyptiens l'envie de s'abreuver de livres lui a littéralement hanté l'esprit. Ce merveilleux projet n'a donc pas tardé à se concrétiser et ce après une vaste "campagne" de collecte de bouquins lancée par la jeune demoiselle.

Zen c'est également un endroit qui regorge d'événements culturels à travers des réunions, des discussions, des ateliers de Yoga et de danse de ventre, bref il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges. Alors, si vous êtes au Caire pour une raison ou pour une autre et que l'ambiance spirituelle de ZEN vous appelle, sachez que cet agora pas comme les autres vous accueille tous les jours de 9h à 23 heures au coin de la rue 7 et 82, Maadi. Lorsque le restaurant Abou El-Sid est à votre gauche, tournez à droite et vous trouverez Zen au 6ème étage de Pearl hotel.

Vous voilà avisé!

Posté par memohouda à 16:48 - Nostalgie égyptienne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 décembre 2007

Aux pays des pharaons...

pyramides

Nous vous convions à errer dans un univers attrayant

L’Egypte, ce bout de paradis infiniment émerveillant

Pour jouir de ses mémorables et gracieux monuments

Et contempler ses pyramides élancées fièrement

Houda BELABD, poètesse à ses heures perdues

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Joudia

Que devient la très chouchoutée Joudia BELKEBIR?

Réponse: Elle a chanté " Si je m'envole" et elle l'a vraiment fait. Car on ne la voit presque plus...

Posté par memohouda à 09:45 - Nos amis les célébrités - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 décembre 2007

M.B

Comme quelques uns le savent déjà, j'étudie à l'Institut Supérieur d'Information et de Communication de Rabat. Parler de mes journées à l'ISIC sans parler de Monsieur M.B, c'est comme ne rien dire du tout. Je ne peux vraiment pas m'empêcher de parler de lui!

Bon, je dirai que c'est un prof merveilleux chez qui j'ai eu l'occasion d'étudier en deuxième année, avec lui j'ai pu apprendre tellement de choses aussi plausibles qu'imprévisibles, car pendant sa séance nous parlions de tout (Sauf de la télévision qui était notre cours!!)

Grâce à lui on a appris par exemple qu'autrefois les hommes se maquillaient ordinairement, s'habillaient en caftans et que les femmes ont toujours eu la sale habitude de tout copier sur le sexe fort. Il nous a également juré que le chanteur marocain Abdelhadi Belkhiyat faisait partie d'Al Qaida en Afghanistan mais qu'il s'était vite repenti grâce au roi défunt Hassan II, juste avant le décès de ce dernier. De plus, il ne manquait pas de nous convier sans cesse à faire partie de son jardin secret. Ainsi, il nous racontait sans réserve aucune, ses rêves les plus fous. Il nous tenait aussi au courant des péripéties de la petite des voisins, kidnappée à Nador et retrouvée à Rabat après avoir passée de longs et désastreux jours à Témara.

Autrement dit, ses histoires étaient dignes de contes de fées.

Posté par memohouda à 18:18 - Capturée par la plume - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chacun ses convictions

Même si certains se plaisent à la traiter de fille vile en se basant uniquement sur sa façon de s'habiller, la chanteuse égyptienne Roubi continue de se déhancher et de prouver son succès auprès de ses fans. Voici seulement un an qu'elle a été interdite d'accès à son ancien lycée pour "ne pas être de mauvaise influence sur les jeunes élèves"(Selon les dires du principal du lycée) désormais, elle affiche clairement ses convictions sans faiblir devant les admonestations. Exemple à suivre? Pas toujours évident dans un pays musulman!

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05 décembre 2007

La tétée aux collègues!

Il y a ces discours religieux narcotiques qui vous font l'effet d'une mouche tsé-tsé, mais il y a également ceux qui vous poussent à rire à tue-tête. Comme cette fameuse fatwa (avis juridique donné par un savant religieux) qui incitent les mamans à donner le sein à leurs collègues de travail masculins partageant le même espace de bureau afin de chasser tout risque de dérapage sexuel! Eh oui, l'imagination des théologiens musulmans d'Al Azhar(au Caire) est si poussée que cela! Ces mêmes savants considèrent que le fait, pour les femmes, de donner le sein à leurs collègues masculins éviterait que Satan leur suggère des idées perverses. La tétée servirait ainsi de refoulement sexuel, car dans leur idée, les hommes profitant ainsi du sein de leur collègue la considéreraient plutôt comme une nourrice ou une mère…N'est ce pas d'une absurdité sans pareil?

Posté par memohouda à 16:28 - Scènes typiquement cairotes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vous savez que vous êtes un bon journaliste lorsque...

Sans_titre

1-Vous prenez un réel plaisir en tutoyant les flics, les vedettes et les ministres.

2-Vous avez toujours sur vous un stylo, un agenda et un appareil photo, où que vous vous aillez d'ailleurs!

3-Vous ne pouvez réaliser aucun travail sans date limite.

4-Vous avez honte d'être bilingue uniquement et vous avez le rouge aux joues dès qu'un ami (journaliste ou non) emploie un néologisme dont vous ne soupçonnez pas encore l'existence.

5-Vous connaissez par coeur les capitales du monde, ainsi que tous les actuels présidents et rois.

6-Vous ne ratez aucune manifestation culturelle et vous assistez à toutes les conférences et rencontres organisées par l'IF, Cervantès, et Geothe

7-Vos informations sont toujours mises à jour.

8-Vous croyez qu'il est inutile de parler des choses qui vont bien.

9-Tout ce qui se passe autour de vous est susceptible d'être un scoop.

10-Vous connaissez pas moins d'une centaine de titres de journaux locaux et internationaux et vous en lisez au moins un paquet mensuellement.

11-Pour vous le mot impossible n'existe même pas.

12-Dans le répertoire de votre téléphone portable on peut trouver le numéro perso d'Eric Fottorino mais également celui de Diam's. Vous comptez même poussez votre recherche plus loin et trouver celui de Sarko.

Posté par memohouda à 15:59 - Le quatrième pouvoir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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